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LES DDEN ET LE MUSÉE DE L'ÉCOLE - PERPIGNAN

LES DDEN ET LE MUSÉE DE L'ÉCOLE - PERPIGNAN

L'école d'autrefois présentée à partir de différents supports. Géré par les DDEN, le Musée de l'école est une création de l'Union des DDEN 66. Nouvelle adresse : Avenue Paul Gauguin - Perpignan

Publié le par Les DDEN 66

A la faveur de la Journée nationale de défense et de promotion des droits de l'enfant, l'Union  des DDEN 66 organise, tous les ans, une action symbolique de sensibilisation dans un établissement scolaire du département. Le choix s'est porté, cette année, sur l'école primaire de Ponteilla, une commune située à quelques encablures de Perpignan, et connue pour son jardin exotique. 

Piloté par Michel Hugé, DDEN en charge de l'école, et du directeur, Alain Sagenoly, l'événement a permis de décliner les différents droits de l'enfant sous la forme d'un jeu interactif qui a su très vite capter l'attention des élèves et créer un réel intérêt facilitant les échanges fructueux attendus.

Cette dynamique de groupe a permis, en outre, d'évoquer le statut social de ces enfants exploités et corvéables à merci, dans un certain nombre de pays. 

Une exposition mise à disposition par l'OCCE 66 a servi de support pédagogique.

Un goûter offert aux enfants a mis un terme à l'initiative  de l'Union des DDEN 66  que représentaient sa présidente, Carmen Esclopé, et le responsable du musée de l'école, Jean-Marie Fosse. Marthe Fischer s'était  associée à l'événement  au nom du syndicat des enseignants.

 

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Publié le par Les DDEN 66

 Le Musée de l'École au 3 de la rue Côte-Saint-Sauveur, à Perpignan, c'est fini, comme l'illustrent ces photos de Jean-Marie Fosse ! Alors que l'Union des DDEN 66 s'apprêtait à souffler l'an prochain la 10e bougie en ce lieu mythique,  le Musée de l'École a dû quitter le site cet été. 

Le Conseil départemental, propriétaire des locaux, l'a en effet cédé à la ville de Perpignan pour y réaliser des aménagements destinés aux étudiants de la faculté de droit voisine.

Pour autant, la collectivité départementale a proposé un transfert des installations vers le collège Pons, à Perpignan, et s'est engagée à prendre en charge le coût des travaux nécessaires au bon fonctionnement du Musée. 

Dans l'attente de sa réouverture envisagée à la rentrée de septembre prochain, la principale du collège Pons a mis à notre disposition une salle destinée au secrétariat et aux réunions.

D'ores et déjà, le conseil d'administration mène une réflexion  sur l'aménagement du musée et d'un centre documentaire.

Voir davantage de photos dans la Photothèque (dans la rubrique Pages.

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Publié le par Les DDEN 66

L’Assemblée Générale de l’Union des Délégués Départementaux de l’Education Nationale s’est  tenue le Samedi 13 octobre 2018, dans la salle Canigou du Conseil départemental,  30 rue Pierre Bretonneau à Perpignan. 

  • A 10 h,  Carmen ESCLOPÉ, présidente de l’Union des délégués départementaux de l’Education Nationale, ouvre la séance, après vérification du quorum nécessaire.
  • A la tribune sont présents, Carmen ESCLOPÉ présidente départementale, Marie-Pierre SADOURNY, DDEN, conseillère départementale, présidente de la commission éducation-collèges, Luce FARGEOT et Roger MORET, vice-présidents, ainsi que Claude PÉNOT et  Henri MONTÉS, secrétaire de l’association.

Carmen ESCLOPÉ adresse ses remerciements pour leur  présence,  à Toussainte CALABRÈSE, vice-présidente du Conseil départemental et à Marie-Pierre SADOURNY, conseillère départementale,  présidente de la commission éducation-collèges, représentant  Hermeline MALHERBE, présidente du Conseil départemental, ainsi qu'à l’ensemble des DDEN présents.

Après un hommage appuyé aux délégués départementaux décédés au cours de l'année, une minute de silence a été observée à leur mémoire. Les familles des disparus ont été associées à  cet émouvant hommage. 

Conformément à l’ordre du jour adressé à chacun des membres de l’association, l’assemblée générale s'est articulée autour de 3 axes majeurs : 

1. Rapports relatifs à la vie de l’association 

2. Interventions et questions diverses 

3. Fonctionnement de l’association.  

1. Vie de l’association. 

C'est au secrétaire, Henri MONTÈS, qu'est confiée la tâche de donner lecture du rapport d'activité. 

D'emblée, l’accent est mis sur l’importance des fonctions institutionnelles confiées à chaque DDEN au sein de son école de rattachement. 

Henri MONTÈS décline ensuite les différentes manifestations  organisées au cours de l'année avec quelques temps forts, comme la Journée sécurité vélo, les Journées du Patrimoine, la Nuit des musées,  ou encore Couleurs culture

Il insiste tout particulièrement sur les travaux qui ont marqué l’Université d’été des DDEN, le 31 août dernier, à Ille-sur-Têt. 4 thèmes majeurs ont présidé à l'ordre du jour de cette matinée de travail, à savoir : la laïcité, la mixité sociale, les missions du DDEN et le fonctionnement du Musée. 

Les animateurs des ateliers et les participants sont vivement remerciés pour la richesse et la qualité de leurs travaux.

On peut retrouver le compte rendu de tous ces événements  sur  le blog du musée créé par Alain MONTI, DDEN, à l’adresse suivante :  museeecole66.

Chargée du rapport moral, Carmen ESCLOPÉ rappelle que l’association enregistre de nombreuses démissions en raison de l’âge et de maladies. Quelques démissions ont d'autre  part été enregistrées en raison de l’obligation  désormais faite à chaque DDEN d’être en charge d’une école, ce qui est la base même de nos missions.

Parallèlement, 10 nouveaux DDEN sont venus grossir nos rangs. Cependant, toutes les écoles ne seront pas pourvues. Carmen ESCLOPÉ annonce le lancement d’une campagne de recrutement. Un article paru le 13 octobre 2018 dans la presse locale confirme  cette initiative. 

Le rapport financier est présenté par Christiane MAILLOL. Après avis des commissaires aux comptes, quitus est accordé à la trésorière, pour sa saine gestion financière de l’association. 

C'est  à l'unanimité que l'assemblée approuve les 3 rapports.  

2. Interventions et questions diverses

Les activités du musée de l’école 

C'est Jean-Marie Fosse qui s'est attelé à la présentation des activités du Musée de l'école dont il a la responsabilité.

 Plus de 4000 personnes y ont été accueillies d’octobre 2017 à juin 2018, se répartissant  ainsi : 

- 56 écoles dont 4 écoles privées (Perpignan et Toulouges) ,11 écoles de Perpignan,15 écoles de villages appartenant à l’Agglo Perpignan- Méditerranée et 25 écoles hors agglo.

Ce qui correspond à l’accueil de 128 classes, totalisant environ 3200 enfants et 260 accompagnants.

Mais aussi un public diversifié  ainsi constitué :

- une centaine d’adultes répartie sur 10 établissements ou associations, seniors d’EHPAD, MJC ou centre de loisirs, voire du personnel de mairie ; 

- les visiteurs des Journées du Patrimoine, de la Nuit des musées ; 

- les jeunes du Service Civique ou ceux participant à d’autres réunions. 

  A cette occasion, Jean-Marie FOSSE tient à attirer, de nouveau, l’attention du Conseil départemental sur la nécessité de l’inscription du musée de l’école sur les sites du Conseil départemental. Ce dispositif permettrait  aux  écoles de village qui ne cotisent pas au SIST, de bénéficier d’un transport gratuit. En effet, en 2018, 4 villages appartenant à l’Agglo mais pas au SIST, et 17 villages hors agglo n’ont pas bénéficié de la dite gratuité. 

 

Jean-Marie FOSSE renouvelle ses remerciements aux animateurs dont l’activité ne se réduit pas au seul accueil des visiteurs et à l’animation des groupes. 

Il rappelle à ce propos,  que l’équipe a été aussi très présente pour le Centre documentaire : tri, enregistrement, rangement des documents et des appareils offerts par des particuliers. Il souligne, non sans une grande fierté, que ce patrimoine ne cesse de s’enrichir jour après jour.
 

Concernant le déménagement de l’ancien musée  et l’aménagement prévu au collège Pons, Jean-Marie FOSSE s'appuie sur de nombreuses photos pour expliquer les conditions du départ précipité  du 3 rue Côte-St- Sauveur, tout en soulignant la bonne gestion du déménagement. 

Il précise que le matériel est aujourd’hui entreposé dans un dépôt sécurisé du Conseil Départemental qui a parfaitement assuré les navettes entre les 2 lieux .

Le nouveau musée se situera donc au Collège Pons, juste derrière le stade Aimé Giral, dans des bâtiments qui accueillent aujourd’hui l’infirmerie et un atelier. Ces locaux devront d’abord être transférés dans d’autres bâtiments avant que les travaux d’aménagement du Musée puissent commencer.

Le Musée sera indépendant du Collège et sécurisé. Les bus pourront facilement déposer les classes sur un emplacement qui leur sera réservé près de l’entrée. De même, est prévu un parking destiné aux véhicules des animateurs et des visiteurs.

Durant  l’été,  un  travail de réflexion a été mené  avec les services du Conseil départemental sur l’aménagement de ces locaux. 

Dans l’attente de la réouverture du musée,  la principale du collège PONS a bien voulu mettre à notre disposition une salle de classe pouvant accueillir l’ensemble de nos réunions. 

Comme suite aux   travaux de l’Université d’été,  il est convenu de travailler principalement dans 2 directions : 

- Tous les vendredis après-midi, à partir du 9 novembre, les DDEN seront accueillis à l’école primaire de PONTEILLA  pour la remise en état  d'un certain nombre de machines audio-visuelles : passe-vues, tourne-disques, gramophones, projecteurs diapos, projecteurs super 8 et 16 m/m, imprimantes à stencils alcool, le tout étant susceptible d’être exposé dans le nouveau musée. 

Dans cette perspective, Jean-Marie FOSSE envisage également d’organiser des réunions avec pour double objectif de :

- faire renaître, le moment venu,  une salle de classe et aménager le musée ainsi qu’un centre documentaire ;

- faire coïncider les 10 ans du musée de l’école avec son inauguration dans ses nouveaux atours.

Roger MORET, vice-président, dresse, quant à lui, le bilan annuel de l’ADATEP, bilan très positif puisque près de 4000 élèves ont été concernés. En dépit de ces bons résultats, Roger MORET déplore, toutefois, le manque de civisme des enfants dans les cars scolaires et la carence d’informations dont disposent les enseignants en cas de problème au cours d'un transport.

Présenté par Claude PÉNOT, le rapport qui s'ensuit concerne la restauration scolaire.  Les expériences qu'il a développées  au sein des cantines scolaires étayent un bilan  positif aussi bien dans la quantité que dans la qualité des repas distribués. Claude PÉNOT souligne par ailleurs la bonne collaboration avec les institutions dont le Conseil Départemental à l’initiative de la construction d’un nouvel établissement de préparation  à Millas. En conclusion, Claude PÉNOT invite  d’autres DDEN à s’impliquer dans cette activité d’importance pour le bien-être des élèves. 

Madame SADOURNY, conseillère départementale,  tient tout d'abord à souligner l’engagement fort du Conseil Départemental en matière de développement du territoire et des infrastructures notamment concernant les collèges. Madame SADOURNY ajoute que la collectivité territoriale est présente auprès des jeunes et des DDEN dans tous les domaines  de l’éducation ainsi que sur les politiques culturelles et sportives. 

S’agissant du musée de l’école et des conditions du déménagement, Madame SADOURNY confirme l’engagement du Conseil départemental à le reconstruire dans les délais et conditions prévus. 

Pour ce qui est de la restauration scolaire, Madame SADOURNY remercie Claude PÉNOT et son équipe pour la qualité de leurs interventions et la ferveur  de leur engagement à faire avancer les dossiers sur lesquels ils sont consultés. Dans ce cadre, Madame SADOURNY propose de réfléchir collectivement à l’organisation d’une visite et d’un  déjeuner  au sein de la cuisine collective de Millas. 

Sensible  à l’intervention de Roger AGUILLO relative aux distinctions à décerner aux délégués départementaux de l’Éducation Nationale à l’origine de la création du musée de l’école, Carmen ESCLOPÉ indique que les honneurs seront rendus à Emilienne CHAGNON, à la faveur  de l’inauguration du nouveau musée. 

3. Le fonctionnement de l’association.  

La présidente remercie tous les intervenants et ouvre la troisième partie de l’Assemblée générale, relative au fonctionnement de l’association et notamment l’élection d’un nouveau Conseil d’administration.

Comme le prévoient les statuts, 5 postes sont à renouveler : Joseph PASTOR, Robert PIQUET, Christiane MAILLOL, Carmen ESCLOPE, Dany LAURENT.

Deux autres postes sont à pourvoir : celui d’Hélène SARRAOUY décédée, et celui de Pascal FARINES, démissionnaire.

Après avoir présenté individuellement leur profil, les candidatures des DDEN  au nouveau Conseil d’administration sont soumises  au vote de l’assemblée générale qui les valide à l’unanimité. 

Les membres du Conseil d’administration élus sont donc (par ordre alphabétique) :

Pierre BARCELO, Marie-France BOUSSU, Carmen ESCLOPÉ, Luce FARGEOT, Jean-Marie FOSSE, Michel HUGÉ, Dany LAURENT, Bernard LARESCHE, Christiane MAILLOL, Henri MONTÈS, Alain MONTI, Roger MORET, Michèle NAVAS, Claude PÉNOT, José SOLER 

Un premier Conseil d’administration s'est tenu avant  le repas, pour élire le Bureau. (Voir dans la rubrique "Pages")

 

                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par Les DDEN 66

L’univers de l’enfant, et l’École en particulier, ne peuvent échapper à une approche laïque de ses Droits. Les Droits de l’enfant doivent favoriser son accès à l’autonomie et l’exercice responsable de sa liberté.

La liberté de l’Homme se construit pas à pas dès l’enfance. Seule l’École laïque répond à ces cette exigences. « Au nom de l’intérêt de l’enfant », les DDEN proclament dans leur résolution générale :

L’École publique a l’obligation d’accueillir tous les jeunes, au-delà de l’origine des familles, des inégalités sociales et des convictions particulières des uns et des autres. Elle doit répondre à l’exigence de laïcité du vivre ensemble des élèves, citoyens en devenir. ... Dans leur fonction associative, les DDEN, dévoués au service public d’éducation avec pour seule préoccupation l’intérêt de l’enfant, soutiennent les actions en faveur de l’École publique qui œuvre à l’épanouissement des enfants et tout à la fois, fait vivre l’idéal laïque de notre République. »

La Journée internationale des Droits de l’enfant du 20 novembre constitue un moment fort pour la Convention internationale des Droits de l’enfant.

Ceux-ci sont porteurs des valeurs de la République. Le droit français ne distingue pas les enfants selon leur nationalité. Un enfant mineur, français ou étranger, est d’abord un enfant. Seul, non accompagné, c’est un enfant en grand danger. Tout enfant a droit à l’éducation, à une bonne santé et à vivre dans des conditions décentes.

Dans l’article "Mes raisons", en 1901, Jean Jaurès définit ce droit à une éducation laïque :

« La démocratie a le devoir d’éduquer l’enfance ; et l’enfance a le droit d’être éduquée selon les principes mêmes qui assureront plus tard la liberté de l’homme. Il n’appartient à personne, ou particulier, ou famille, ou congrégation, de s’interposer entre ce devoir de la nation et ce droit de l’enfant. Comment l’enfant pourra-t-il être préparé à exercer sans crainte les droits que la démocratie laïque reconnaît à l’homme si lui-même n’a pas été admis à exercer sous forme laïque le droit essentiel que lui reconnaît la loi, le droit à l’éducation ?

Comment plus tard prendra-t-il au sérieux la distinction nécessaire entre l’ordre religieux qui ne relève que de la conscience individuelle, et l’ordre social et légal qui est essentiellement laïque, si lui-même, dans l’exercice du premier droit qui lui est reconnu et dans l’accomplissement du premier devoir qui lui est imposé par la loi, il est livré à une entreprise confessionnelle, trompé par la confusion de l’ordre religieux et de l’ordre légal ? »
 

L’enfant ne peut défendre seul ses Droits. Peut-il décider librement ? C’est la société des adultes qui décide ce que sont ses Droits. Cela implique des devoirs de l’adulte à l’égard de l’enfant. Devoirs au premier rang desquels s’impose une éducation profondément imprégnée des principes de laïcité. Le principe de laïcité impose de respecter la liberté de conscience de chacune et de chacun. Le fonctionnement du service public est soumis à une exigence d’égalité et d’impartialité. Aucune différence ne doit être faite entre les usagers en raison de leurs opinions et convictions religieuses, politiques ou philosophiques. La liberté de conscience faite loi, promulguée le 9 décembre 1905 n'est pas un contrat, ou un pacte conclu avec des Églises. Elle est un acte unilatéral de la puissance publique assurant l’égalité des citoyens au regard de leurs convictions.

L’État et les collectivités publiques ne méconnaissent pas les religions, mais ne peuvent reconnaître institutionnellement aucune Église. Cette séparation constitutionnelle est, aujourd’hui, l’enjeu majeur de la Laïcité construite contre le Concordat que certains des responsables institutionnels sont tentés de réactiver. En aucun cas, la laïcité n’est pas une contre-religion, mais simplement un cadre juridique. Par un remariage des Églises et de l’État, dans une démarche interreligieuse, voire inter-convictionnelle, ne détruisons pas cet acquis de la séparation institutionnelle essentielle pour la République et ses citoyens.

Le principe de laïcité est la condition de l’accès de l’enfant à la liberté, à la responsabilité et à l’esprit critique. Pas à pas aidons-les à « se construire citoyens » car nos « enfants ... sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même, ... Ils ont leurs propres pensées... ne tentez pas de les faire comme vous. 

Eddy Khaldi, 2 novembre 2018.
1 Khalil Gibran dans « Libres enfants de Summerhill ».

 

Former les esprits sans les conformer,
Les enrichir sans les endoctriner,
Les aimer sans les enrôler,
Leur communiquer une force dont ils puissent faire leur force,

Les séduire par le vrai, pour les amener à leur propre vérité,
Et leur donner le meilleur de soi, sans attendre cette reconnaissance qu’est la ressemblance.

Jean Rostand

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Publié le par Les DDEN 66

Article de L'Indépendant paru le 13 octobre 2018

 

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Publié le par Les DDEN 66

Notre Université d'été s'est tenue le 31 août, à Ille-sur-Têt, sous la présidence de Carmen Esclopé, avec la participation d'une soixantaine de collègues.

4 ateliers ont permis de mener une réflexion approfondie sur les missions essentielles qui nous sont dévolues.

 

MIXITÉ SOCIALE 

 

Intervenant : Anne-Marie Delcam

Rapporteur : Claude Atgé

Liée à la mixité dans la vie, la mixité sociale à l'école est aussi liée à des choix politiques. La question commence à être évoquée au début des années 80, pour devenir de plus en plus prégnante,  avec notamment, la création des zones prioritaires. C'est là qu'apparaît l'expression  "donner plus à ceux qui ont moins". Et depuis, les choses ont beaucoup évolué.

On a aussi parlé de notre département, et en particulier, de la ville de Perpignan qui compte 8 collèges dont 6 sont placés en zone prioritaire.

Il faut savoir que 42 % des élèves de Perpignan sont scolarisés dans un établissement privé.

Plutôt que de cibler un seul établissement comme ce fut le cas dernièrement, une autre piste de travail pourrait retenir l'idée d'un bing bang permettant de revoir la question de la carte scolaire en incluant l'ensemble des établissements. Et pourquoi pas commencer par des réunions de réflexion avec tous les partenaires concernés autour de la table  : élus, parents, enseignants.

Une autre piste, peut-être la moins facile, devrait faire admettre que l'enseignement privé se doit aussi de prendre toute sa part.

 

LAÏCITÉ

 

Intervenant : Jean-Pierre Lopez

 

Rapporteur : Jean-Claude Berga

 

La laïcité est un principe républicain qui s'inscrit dans l'histoire de la pensée humaine. Elle a une valeur universelle.

Elle est le fruit de l'évolution de la pensée dogmatique, rationnelle, scientifique. Et ce n'est que lorsqu'on arrive à la pensée scientifique et rationnelle que peut émerger un principe comme celui de la laïcité.

Chaque étape  permet de progresser pour créer les conditions du "vivre ensemble".

L'accent été mis sur l'article du texte fondamental qui édicte que "Nul ne peut être inquiété pour son opinion ou sa religion pourvu qu'il n'y ait pas de trouble à l'ordre public", tout en sachant que l'ordre public est établi par la loi.

 

La laïcité est une construction qui met en phase la tolérance mutuelle. Plus que de tolérance mutuelle, ce serait plus judicieux de parler de respect mutuel.

 

Evoquant les religions (catholique, israélite, protestante, musulmane, orthodoxe, bouddhiste), il est précisé que si celles-ci sont reconnues, elles ne sont pas pour autant d'intérêt public. Par contre, la laïcité a un statut d'intérêt public.

Pour le DDEN, la laïcité est une question centrale de l'école publique. mais ce n'est pas facile d'expliquer  ce qu'est la laïcité aux enfants. C'est ce qui a animé le reste du débat, avec des retours sur l'histoire des religions et l'empire colonial de la France.

 

 

MUSÉE

 

Intervenant et rapporteur : Jean-Marie Fosse

 

 Comme nous n'avons  pas d'éléments en termes de calendrier, nous avons évoqué  les derniers événements, à savoir le déménagement et le transfert prévu au collège Pons. Nous avons donc  tenté d'ébaucher une feuille de route pour la rentrée.

Dans un premier temps, la mise en état de fonctionnement du nombreux matériel audiovisuel ancien que nous possédons.

Dès que nous aurons un plan précis de nos futurs locaux et une date prévisible de l'emménagement, nous porterons nos efforts sur la médiatisation de l'ouverture aux écoles en utilisant nos circuits habituels . Nous réfléchirons aussi à l'occupation des différents espaces : salle de classe, salle de conférences et de réunions, espace musée, espace rangement.

Notre riche centre documentaire devra trouver une place de choix sur des rayonnages modernes facilement accessibles aux visiteurs.

LE DDEN

 

Intervenant : Carmen Esclopé

 

Rapporteur : Jean-Pierre Colin

 

Le rôle moteur du DDEN a été souligné dans la défense et la promotion de l'école publique qui en a bien besoin, en réponse à la mauvaise réputation que certains veulent en donner. C'est une question difficile, une question d'actualité. 

 Son champ d'action est vaste. Bien entendu, il  participe régulièrement aux réunions du conseil d'école en tant que membre de droit. Il doit s'intéresser non seulement au PPRI , au service de la restauration scolaire, aux transports scolaires, mais encore à la pause méridienne pour tenter d'améliorer la qualité d'accueil des enfants. Il peut aussi s'intéresser aux problèmes liés à l'absentéisme.

Le DDEN peut et doit intervenir aussi dans les écoles privées.

Un cahier important édité par l'Union nationale rappelle les différentes missions du DDEN. Il sera distribué lors de notre assemblée générale d'octobre prochain..

Comme chaque année, une journée de formation à l'intention des nouveaux collègues est prévue dans les prochains jours.

 

Clôture des travaux par le compte rendu des rapporteurs des 4 ateliers.  

 

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Publié le par Les DDEN 66

Pendant l'année, nous organisons des réunions de secteur où nous abordons les problèmes rencontrés, mais les problèmes de fond restent en suspens .

Nous vous proposons,  autour de ce moment de convivialité, de vous exprimer, d'échanger, de proposer plus encore, de façon à rendre plus efficace notre rôle de DDEN dans et autour de l'école  .

Venez nombreux dans l'intérêt de notre mission, les enfants en seront les bénéficiaires et ce sera notre plus belle récompense .

Merci .

Amicalement laique .

Carmen Esclopé

                                           

Notre Université d’été se tiendra le

VENDREDI 31 AOÛT,

à ILLE-S/TÊT,

dans la salle des fêtes. 

Programme 

9h30 :  Accueil   

10h  : Participation à l'un des ateliers  suivants :

Mixité scolaire

Musée de l'École, nouvelle orientation

DDEN et le nouveau document 

12h : Synthèse des différents ateliers 

 

12h30 : Apéritif : sangria

13 h : Repas : assiette fraicheur, civet de porc, timbale de riz, plateau fromage, quatre-quarts crème anglaise sauce caramel, ou vin rouge rosé, café 

Prix du repas : 20 € 

 

16 h 30 : Conclusion 

 

Inscription et chèque à adresser avec le coupon de participation à :

Carmen Esclopé  

3 Chemin de la Glacière 

                           66220 Saint-Paul-de-Fenouillet                            

                                                     Tél : 06 14 88 58 06

 

  

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L'Amicale des donneurs de sang que préside Carmen Esclopé, par ailleurs présidente de l'Union des délégués départementaux de l'éducation nationale (DDEN) des Pyrénées-Orientales, animait un stand lors de la fête des écoles de Saint-Paul-de-Fenouillet.

Les enfants étaient invités à peindre sur des sacs de fabrication "maison" un logo en lien avec le don du sang. 

Pour la réalisation de sa création, chacun avait le choix  d'utiliser la méthode  qui lui convenait entre la peinture et le stylo feutre.

Cet exercice  qui a révélé le talent d'un certain nombre d'artistes en herbe avait aussi pour objectif de développer le goût de l'engagement citoyen auprès des enfants et de favoriser la promotion de la collecte de sang prévue vendredi 6 juillet, dans la commune.

Encore une fois, l'Union départementale des DDEN et sa présidente, Carmen Esclopé, ne ménagent pas leurs efforts pour favoriser la culture citoyenne respectueuse des valeurs de la République.

 

 

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Publié le par Les DDEN 66

Initialement prévue à l'automne dernier, la célébration de l'anniversaire de la loi du 9-décembre-1905 instituant la séparation des Eglises et de l'Etat, avait été reportée  en raison de la disparition brutale du maire, José Puig, suivie de celle de l'adjointe en charge de l'éducation.

La cérémonie s'est finalement déroulée ce vendredi, à l'école maternelle des Carioulettes de Claira où un arbre de la Laïcité, en l'occurence un tilleul, a été planté avec la participation des enfants, de leurs professeurs, des DDEN 66 et de nombreux élus.

 

Après un chant interprété par les enfants, et quelques pelletées de terre au pied du tilleul, se sont succédé autour de la tribune : Mmes Hélène Male, maire de Claira, Marie-Pierre Sadourny, conseillère départementale, et Hermeline Malherbe présidente du conseil départemental, l'absence de Renée Soum, présidente du GESA étant excusée pour des raisons de santé. 

Chacune des oratrices s'est attachée à rappeler les principes de la laïcité et exhorté les enfants, à partir d'exemples concrets vécus quotidiennement au sein de l'école,  à veiller à bien s'en imprégner. 

Thème majeur constituant le coeur des missions des délégués départementaux de l'éducation nationale (DDEN), Carmen Esclopé, Présidente départementale de cette association, s'était fait un devoir de participer à cette manifestation magnifiant la laïcité et donc les valeurs de la République.

 

 

 

 

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Publié le par Les DDEN 66

Après avoir planché, deux ans durant, sur la thématique de "Se construire citoyen", l'école Victor Duruy et l'ensemble des acteurs de la communauté scolaire de ce quartier du Vernet ont été mis à l'honneur, ce mardi, à la faveur d'une bien sympathique cérémonie de remise du 2e prix du concours national organisé par la Fédération des Délégués Départementaux de l'Education Nationale (DDEN). La présence de Michel Rouquette, Directeur académique des services de l'éducation nationale, de Nathalie Beaufils, maire-adjointe de Perpignan en charge de l'éducation, mais aussi celle de Robert Piquet, conseiller national de la Fédération des DDEN et de Carmen Esclopé, présidente départementale de l'Union éponyme, conféraient une certaine solennité à l'événement.

Maître d'oeuvre de ce beau challenge réussi par son école, la directrice, Claudie Girona, remercia les participants, et en particulier Robert Piquet, l'initiateur du projet. "Sans vous, cette belle aventure n'aurait pas été possible. Merci, M. Piquet, de nous avoir accompagnés et encouragés tout au long du projet"  a-t-elle ajouté avant de confier à deux délégués de classe le récit de leur escapade à Paris et, notamment, leur réception au Sénat pour la remise du prix. "Nous avons ressenti beaucoup d'émotions, mais toujours positives". Et Wail d'annoncer avec une certaine fierté la parution prochaine d'une charte de la fraternité en cours de rédaction, tandis que sa camarade Alvina concluait par ces mots chargés d'espoir : "Notre petite école a écrit, à mes yeux, l'histoire de la fraternité."

"C'est une réussite !" s'est exclamée, pour sa part, Mme Beaufils, maire-adjointe en charge de l'éducation, avant de "féliciter les enfants, l'équipe enseignante, les familles qui méritent tous ce prix. Ça va totalement dans l'axe des priorités du projet éducatif local de la ville qui veut développer des actions citoyennes et faire en sorte que les valeurs de la République soient partagées à l'école dans des actions très concrètes." Mme Beaufils y voit là "une continuité temps scolaire/temps périscolaire des petits citoyens en devenir que l'on va réunir, dès l'année prochaine, dans un conseil municipal des enfants."

Pour M. Rouquette, Directeur académique des services de l'Education nationale, "ce projet a été mené d'une façon extrêmement originale puisque vous avez essayé d'interroger les différents aspects de la vie d'une école, de la vie de votre école. Et vous avez essayé de voir comment dans les différents moments, dans les différents segments qui ponctuent la vie d'élève, eh bien, on pouvait trouver l'occasion de se construire citoyen".

 Et l'orateur de rendre un hommage appuyé aux professeurs "qui ont été attentifs à donner ce qu'il y a de plus précieux" à savoir, "les 3 priorités de l'école publique : savoir lire, savoir écrire, savoir compter, et, évidemment, apprendre à se respecter, et respecter autrui. Cette notion de respect que nous portons au coeur de l'école et que nous essayons de faire valoir quel que soit le contexte de la société dans laquelle nous évoluons et qui est parfois une société brutale."

Pour clore son propos, M. Rouquette adressa un "merci aux enseignants, mais aussi à vous, Mme la Directrice, de porter ces valeurs avec détermination et courage, ces valeurs qui feront que notre société sera plus douce pour les enfants qui vous sont confiés."

La remise du diplôme du concours national par M. Rouquette à la directrice, Mme Girona, et celle d'une copie de la Mariane de l'Assemblée nationale  par M. Piquet ont constitué l'un des temps forts de cette cérémonie dont le caractère exceptionnel restera à jamais gravé dans la mémoire de l'équipe pédagogique, des élèves et du quartier.

C'est à la chorale de l'école  que revint l'honneur de clore cette petite fête par une belle prestation plébiscitée par un public comblé de bonheur.

 

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