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LES DDEN ET LE MUSÉE DE L'ÉCOLE - PERPIGNAN

LES DDEN ET LE MUSÉE DE L'ÉCOLE - PERPIGNAN

L'école d'autrefois présentée à partir de différents supports. Géré par les DDEN, le Musée de l'école est une création de l'Union des DDEN 66. Nouvelle adresse : Avenue Paul Gauguin - Perpignan

Publié le par DDEN 66

C'est fait : nous venons de prendre possession des installations flambant neuves de notre musée de l'école. Il aura fallu, quasiment un an, au conseil départemental pour mener à bien la rénovation complète des locaux situés, désormais, sur le site du collège Pons de Perpignan.

Nous allons, maintenant, nous atteler à l'aménagement des lieux avec le souci de préserver la physionomie et l'esprit  de notre ancien musée.

Tout devrait être fin prêt pour les journées de l'environnement de septembre, mais l'accueil des écoles n'est prévu qu'à partir de la rentrée des vacances de la Toussaint.

Nos réunions de bureau et du conseil d'administration se dérouleront, par contre,dans les nouveaux locaux, dès le 1er juillet prochain.

 

 

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Publié le par DDEN 66

Dans le cadre de la célébration du Centenaire de la Grande Guerre, la ville de Perpignan et la Direction des Services Départementaux de l'Éducation Nationale (DSDEN) organisaient,  vendredi dernier, une réception en hommage à Marcel Raynal, héros du fabuleux travail de recherche de l'équipe pédagogique de l'école Victor Hugo.

 

C'est à Mme Condamin, inspectrice de l'Éducation nationale, qu'incomba la tâche de présenter le projet.

"Ce soir, annonça-t-elle, nous sommes réunis pour honorer un magnifique projet qui s'inscrit en droite ligne dans le devoir de mémoire et le parcours citoyen. Comme les plus belles histoires commencent par "il était une fois", je me propose de vous conter cette très belle histoire.

"Il était une fois, les élèves de CM-CM2 de l'école élémentaire Victor-Hugo, accompagnés par leurs 2 enseignants, Mme Beaumarchand et M. Morandi, allaient vivre une année passionnante grâce à un carnet découvert dans un grenier apporté par l'un de leurs professeurs. Ce mystérieux carnet avait appartenu à un soldat de la Première guerre mondiale, M. Marcel Raynal, qui était originaire de Villelongue-de-la-Salanque.  Dans ce carnet, il relatait sa vie quotidienne au front. Ce fut l'occasion, pour les élèves, de travailler dans différentes disciplines, de découvrir ce qu'avait été la grande guerre, cette guerre qui a marqué les esprits. Ce fut aussi l'occasion pour eux de participer aux cérémonies du 11-Novembre, de comprendre et d'appréhender notre culture nationale, de rendre hommage aux victimes, combattantes ou civiles qui, par leur engagement ou leurs sacrifices, ont permis que notre Pays reste un pays libre, souverain de son destin, et aussi pour nos enfants d'être confrontés dans l'idée que les peuples ne veulent plus faire la guerre.

C'était aussi l'occasion, pour certains d'entre eux, de participer à une classe de découverte à Verdun, pour encore mieux appréhender et mieux comprendre notre histoire commune et notre mémoire collective.

Ce fut également l'occasion pour les élèves de se transformer en petits reporters, d'enquêter et d'aller sur les traces du soldat Raynal, de savoir qui il était, ce qu'il avait vécu et ce qu'il était devenu. Et comme les belles histoires se terminent toujours bien, les élèves ont découvert les descendants du soldat Raynal. C'est ainsi qu'une cérémonie est organisée ce soir pour remettre, à ses descendants, le fameux carnet."

Tout cela pour vous dire combien il est important de transmettre la mémoire de ceux qui se sont battus pour notre liberté.

Aussi, le parcours citoyen, de l'école au lycée, contribue à conserver et transmettre cette mémoire."

Pour M. Morandi, l'un des professeurs investis dans ce projet, "tout a commencé avec ce petit carnet. Marcel Raynal, originaire de Villelongue-de-la-Salanque part à la guerre le 24 octobre 1914"  Dans son carnet, il note les informations essentielles et tient son journal. Il raconte ses déplacements. Il part de Perpignan, en train, rejoint Montpellier, puis 4 jours et 4 nuits de voyage le conduisent en Belgique où va se dérouler la première grande bataille. On le retrouve, ensuite,  dans les tranchées, dans la Marne .

"Ce carnet a été utilisé en guise de fil rouge de toute l'année scolaire en mettant en place un vrai projet pluridisciplinaire", expliqua M. Morandi, avant d'ajouter que ce qui a été très intéressant, c'est que Marcel Raynal a écrit tous les jours jusqu'au 6 juin 1915.

"À partir de ça, on a décidé de mener une vraie enquête pour savoir ce qu'il était devenu. Les nombreuses hypothèses, avérées souvent infructueuses, dont celle de sa disparition dans les tranchées, ont conduit les élèves à apprendre finalement qu'il n'était pas décédé à la guerre, mais bien plus tard."

 Né le 20 juin 1891, notre héros est décédé, en effet, en août 41. Grâce aux documents d'État-civil, on a retrouvé son registre matricule, aux archives départementales, qui reprend toute sa carrière de soldat. Et, cerise sur le gâteau, un appel à témoignages dans un papier de l'Indépendant, a permis de retrouver la trace de sa famille par l'intermédiaire de Mireille, sa petite-fille. (au centre, sur la photo).

Le projet de l'école a connu son épilogue avec le voyage à Verdun, haut lieu de mémoire où reposent les restes de 130 000 soldats.

S'adressant aux enseignants, le maire, Jean-Marc Pujol, accompagné de Nathalie Beaufils, adjointe en charge de l'éducation, a salué l'important travail de recherches réalisé. "Dans cette mémoire que vous avez retracée avec la participation de vos élèves,  vous avez fait oeuvre commune : rappeler l'histoire de France à travers sa grandeur."

Et l'élu en profita pour décliner le lourd bilan des victimes françaises : 27 000 morts le 25 août 1914 ! 1 400 000  morts au total, 5 millions de blessés. "Le sens de l'engagement, le sens du sacrifice de ces soldats, vous l'avez retracé avec votre école."

Manifestement séduit par le travail des élèves, le Maire a estimé que ce projet  méritait  un écho plus large, à l'échelle de la ville, en le présentant, par exemple, à toutes les écoles, au Palais des Congrès, ou en l'associant à d'autres manifestations du Centenaire. "Je m'engage à trouver les crédits nécessaires" a-t-il promis. 

Avant de partager le verre de l'amitié avec l'assistance,  les enseignants ont remis à Mireille, la petite-fille, le fameux carnet du héros du jour. 

 

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Publié le par DDEN 66

 

"Soucieuse de l'environnement et du bien-être de ses convives, l'UDSIS (Union Départementale Scolaire d'Intérêt Social) met tout en oeuvre pour élaborer une restauration de qualité. Pour cela, elle s'est dotée d'équipes qualifiées qui accompagnent, jour après jour, ses adhérents, en proposant des repas équilibrés, cuisinés avec des produits locaux, bio ou labellisés..."

Voilà résumés, brièvement, les objectifs et les missions affichés dans la charte  de l'UDSIS.  À l'invitation de Marie-Pierre Sadourny, conseillère départementale et présidente de la commission "Éducation-collèges" du département, notre délégation conduite par Carmen Esclopé, présidente de l'Union des DDEN66, a pu constater la mise en application effective des principes de ces bonnes résolutions. 

Dès l'accueil dans les locaux, l'impression dominante témoigne  d'un réel souci d'hygiène  jusque dans le moindre détail. La sécurité alimentaire, maître-mot rappelé à l'envi tout au long de notre cheminement dans le dédale de couloirs  de la chaîne de travail, ne doit souffrir d'aucune disgression.

Nous n'échappons donc pas au port obligatoire de la tenue de laboratoire, y compris bonnet, masque et chaussons ! 

Concernant le fonctionnement, tout est réglé comme du papier à musique. L'activité du site est organisée autour de deux pôles : la production et le portage vers les restaurants scolaires.

"Les commandes sont passées un mois avant" nous explique M. Quintus, responsable de la cuisine du site, avant de décliner les différentes étapes de la préparation des menus : "Nous réceptionnons les produits une semaine avant la production. Ils sont  rangés, aussitôt, en chambre froide avant d'être déconditionnés, plaqués, prêts à être cuisinés, puis conservés dans la chambre froide tampon. La mise en barquettes n'intervient qu'après la cuisson. C'est alors que celles-ci  sont operculées, étiquetées, puis refroidies pour être enfin placées dans une zone d'allotissement avant la prise en charge par les livreurs. La livraison, s'effectue à J+3 ou J+4."

Que l'on ne s'y trompe pas. Même si l'apparence peut nous le laisser imaginer, il ne s'agit absolument pas de cuisine industrielle  !

"Les repas sont du "fait maison",  confectionnés, sur place, par des cuisiniers de métier" se réjouit de souligner M. Quintus, rappelant, au passage, qu'il a lui-même occupé des fonctions de chef de cuisine dans des restaurants réputés du département.

 

Pas moins de 10 000 repas sortent  ainsi, journellement, des cuisines de Millas et d'Elne en vue d'alimenter les 91 établissements dont 7 collèges adhérant à l'Udsis.

Pour entretenir et consolider un lien de confiance avec ces établissements, l'Udsis a jugé utile de créer un emploi de responsable d'animations  confié à Olivier Canet.

Sont ainsi proposées des rencontres avec les fournisseurs et des agriculteurs, ainsi que des activités sportives et culturelles. Ces échanges favorisent, par ailleurs,  une remontée du ressenti, des observations ou des souhaits exprimés dans les établissements scolaires.

 

 

 

 

 Notre visite s'est terminée par un repas convivial préparé comme celui servi, le jour-même, dans les assiettes des scolaires.

Cette visite nous a permis de découvrir un outil exceptionnel qui s'est donné comme objectifs, la promotion de son savoir-faire et  de ses bons résultats, avec l'ambition légitime  d'élargir le champ de ses compétences  dans le domaine de la petite enfance (crèches). Marie-Pierre Sadourny a, par ailleurs, émis le voeu de compléter l'offre d'accueil par des options plus attractives dans les centres sportifs ou culturels de l'Udsis. Autre souhait de l'élue départementale : la création d'une filière de cuisinier de collectivités au lycée d'Argelès. 

  

 

 

 

 

 

 

 

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