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LES DDEN ET LE MUSÉE DE L'ÉCOLE - PERPIGNAN

LES DDEN ET LE MUSÉE DE L'ÉCOLE - PERPIGNAN

L'école d'autrefois présentée à partir de différents supports. Géré par les DDEN, le Musée de l'école est une création de l'Union des DDEN 66. Nouvelle adresse : Avenue Paul Gauguin - Perpignan

Publié le par Les DDEN 66

 

« Jardinons ensemble »  : Un projet scellé conjointement par l'Union départementale des DDEN et l'OCCE 66, au cours d'une réunion préparatoire courant novembre.

Étaient présentes :

- Muriel Bord de l'OCCE 66

- Carmen Esclopé, présidente de l’Union départementale des délégués départementaux de l’Education Nationale,  assistée de  Marie-France Boussu, secrétaire de l’association. 

1. Constat

    Depuis plus de 30 ans, la Fédération Nationale des  Délégués Départementaux de l’Education Nationale (DDEN) et l’Office Central de la coopération à l’Ecole (OCCE) prennent en charge l’organisation du concours national des Ecoles Fleuries. Il s’agit,  d’un projet éducatif et d’apprentissage par le jardinage dont les activités doivent être réalisées par les enfants eux-mêmes. 

    Ce projet national mobilise, chaque année, plusieurs milliers de classes sur tout le territoire français. Une délégation d’élèves pour les classes primées au niveau national se rend en délégation à Paris. Le déplacement des enseignants et des élèves représente un coût élevé pour les associations locales. 

2. Le projet « Jardinons ensemble »  2018-2019 

    a) - Présentation 

          En accord avec leurs instances nationales, l’Union départementale des DDEN et l’OCCE 66 proposent de créer  le  projet  « Jardinons ensemble ». Cette opération est ouverte à toutes les classes et établissements publics, des  classes de  maternelle à celles des  collèges. 

        Le cahier des charges de l’opération demande le respect du principe coopératif dans l’élaboration du jardin, et la pédagogie mise en œuvre doit favoriser les échanges et les rencontres entre élèves et entre classes.

    b)- Objectifs 

  • agir et améliorer son cadre de vie ;
  •  respecter le travail de chacun à travers un projet commun ; 
  •  observer les saisons et la végétation ; 
  •  apprendre en jardinant

    c)- Les supports  pédagogiques 

  • Muriel Bord propose de mettre  en prêt gratuit une malle « école fleurie » 
  • Carmen Esclopé émet l'idée d’une  plateforme numérique permettant  aux classes lauréates de mutualiser leurs expériences et d'échanger graines et plants ; 
  • Des rencontres seront également organisées à cet effet ; 
  • Le site internet « jardinons à l’école »  offre la consultation de fiches pratiques à l’attention des classes lauréates ; 
  • L’accueil d’un intervenant extérieur sur la thématique des animaux des jardins sera favorisé ; 
  • Les classes lauréates recevront également des graines de fleurs des champs à semer ; 
  • Les projets des classes seront valorisés sur le site des DDEN 66 et de l’OCCE 66 ; 
  • 4 défis seront lancés dans l’année, dont l’élaboration d’une recette de cuisine sur la thématique « du jardin à la table ». 

    d)-Informations et inscriptions 

     Ce projet a été soumis aux membres du conseil d’administration de l’Union départementale des DDEN puis sera présenté par Carmen Esclopé et Muriel Bord au Directeur des Services Académiques de l’Education Nationale (DASEN). 

  • Les DDEN66 et l’OCCE 66  sont  chargés d’informer les responsables des établissements ; 
  • Les inscriptions s’effectueront auprès de l’OCCE 66 qui établira le projet de fiche d’inscription.

Les photos d'illustration de l'article proviennent de l'école de Ponteilla qui pratique depuis 7 ans une activité  "jardinage".

Jardinons ensemble à l'école

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Publié le par Les DDEN 66

A la faveur de la Journée nationale de défense et de promotion des droits de l'enfant, l'Union  des DDEN 66 organise, tous les ans, une action symbolique de sensibilisation dans un établissement scolaire du département. Le choix s'est porté, cette année, sur l'école primaire de Ponteilla, une commune située à quelques encablures de Perpignan, et connue pour son jardin exotique. 

Piloté par Michel Hugé, DDEN en charge de l'école, et du directeur, Alain Sagenoly, l'événement a permis de décliner les différents droits de l'enfant sous la forme d'un jeu interactif qui a su très vite capter l'attention des élèves et créer un réel intérêt facilitant les échanges fructueux attendus.

Cette dynamique de groupe a permis, en outre, d'évoquer le statut social de ces enfants exploités et corvéables à merci, dans un certain nombre de pays. 

Une exposition mise à disposition par l'OCCE 66 a servi de support pédagogique.

Un goûter offert aux enfants a mis un terme à l'initiative  de l'Union des DDEN 66  que représentaient sa présidente, Carmen Esclopé, et le responsable du musée de l'école, Jean-Marie Fosse. Marthe Fischer s'était  associée à l'événement  au nom du syndicat des enseignants.

 

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Publié le par Les DDEN 66

 Le Musée de l'École au 3 de la rue Côte-Saint-Sauveur, à Perpignan, c'est fini, comme l'illustrent ces photos de Jean-Marie Fosse ! Alors que l'Union des DDEN 66 s'apprêtait à souffler l'an prochain la 10e bougie en ce lieu mythique,  le Musée de l'École a dû quitter le site cet été. 

Le Conseil départemental, propriétaire des locaux, l'a en effet cédé à la ville de Perpignan pour y réaliser des aménagements destinés aux étudiants de la faculté de droit voisine.

Pour autant, la collectivité départementale a proposé un transfert des installations vers le collège Pons, à Perpignan, et s'est engagée à prendre en charge le coût des travaux nécessaires au bon fonctionnement du Musée. 

Dans l'attente de sa réouverture envisagée à la rentrée de septembre prochain, la principale du collège Pons a mis à notre disposition une salle destinée au secrétariat et aux réunions.

D'ores et déjà, le conseil d'administration mène une réflexion  sur l'aménagement du musée et d'un centre documentaire.

Voir davantage de photos dans la Photothèque (dans la rubrique Pages.

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Publié le par Les DDEN 66

L’Assemblée Générale de l’Union des Délégués Départementaux de l’Education Nationale s’est  tenue le Samedi 13 octobre 2018, dans la salle Canigou du Conseil départemental,  30 rue Pierre Bretonneau à Perpignan. 

  • A 10 h,  Carmen ESCLOPÉ, présidente de l’Union des délégués départementaux de l’Education Nationale, ouvre la séance, après vérification du quorum nécessaire.
  • A la tribune sont présents, Carmen ESCLOPÉ présidente départementale, Marie-Pierre SADOURNY, DDEN, conseillère départementale, présidente de la commission éducation-collèges, Luce FARGEOT et Roger MORET, vice-présidents, ainsi que Claude PÉNOT et  Henri MONTÉS, secrétaire de l’association.

Carmen ESCLOPÉ adresse ses remerciements pour leur  présence,  à Toussainte CALABRÈSE, vice-présidente du Conseil départemental et à Marie-Pierre SADOURNY, conseillère départementale,  présidente de la commission éducation-collèges, représentant  Hermeline MALHERBE, présidente du Conseil départemental, ainsi qu'à l’ensemble des DDEN présents.

Après un hommage appuyé aux délégués départementaux décédés au cours de l'année, une minute de silence a été observée à leur mémoire. Les familles des disparus ont été associées à  cet émouvant hommage. 

Conformément à l’ordre du jour adressé à chacun des membres de l’association, l’assemblée générale s'est articulée autour de 3 axes majeurs : 

1. Rapports relatifs à la vie de l’association 

2. Interventions et questions diverses 

3. Fonctionnement de l’association.  

1. Vie de l’association. 

C'est au secrétaire, Henri MONTÈS, qu'est confiée la tâche de donner lecture du rapport d'activité. 

D'emblée, l’accent est mis sur l’importance des fonctions institutionnelles confiées à chaque DDEN au sein de son école de rattachement. 

Henri MONTÈS décline ensuite les différentes manifestations  organisées au cours de l'année avec quelques temps forts, comme la Journée sécurité vélo, les Journées du Patrimoine, la Nuit des musées,  ou encore Couleurs culture

Il insiste tout particulièrement sur les travaux qui ont marqué l’Université d’été des DDEN, le 31 août dernier, à Ille-sur-Têt. 4 thèmes majeurs ont présidé à l'ordre du jour de cette matinée de travail, à savoir : la laïcité, la mixité sociale, les missions du DDEN et le fonctionnement du Musée. 

Les animateurs des ateliers et les participants sont vivement remerciés pour la richesse et la qualité de leurs travaux.

On peut retrouver le compte rendu de tous ces événements  sur  le blog du musée créé par Alain MONTI, DDEN, à l’adresse suivante :  museeecole66.

Chargée du rapport moral, Carmen ESCLOPÉ rappelle que l’association enregistre de nombreuses démissions en raison de l’âge et de maladies. Quelques démissions ont d'autre  part été enregistrées en raison de l’obligation  désormais faite à chaque DDEN d’être en charge d’une école, ce qui est la base même de nos missions.

Parallèlement, 10 nouveaux DDEN sont venus grossir nos rangs. Cependant, toutes les écoles ne seront pas pourvues. Carmen ESCLOPÉ annonce le lancement d’une campagne de recrutement. Un article paru le 13 octobre 2018 dans la presse locale confirme  cette initiative. 

Le rapport financier est présenté par Christiane MAILLOL. Après avis des commissaires aux comptes, quitus est accordé à la trésorière, pour sa saine gestion financière de l’association. 

C'est  à l'unanimité que l'assemblée approuve les 3 rapports.  

2. Interventions et questions diverses

Les activités du musée de l’école 

C'est Jean-Marie Fosse qui s'est attelé à la présentation des activités du Musée de l'école dont il a la responsabilité.

 Plus de 4000 personnes y ont été accueillies d’octobre 2017 à juin 2018, se répartissant  ainsi : 

- 56 écoles dont 4 écoles privées (Perpignan et Toulouges) ,11 écoles de Perpignan,15 écoles de villages appartenant à l’Agglo Perpignan- Méditerranée et 25 écoles hors agglo.

Ce qui correspond à l’accueil de 128 classes, totalisant environ 3200 enfants et 260 accompagnants.

Mais aussi un public diversifié  ainsi constitué :

- une centaine d’adultes répartie sur 10 établissements ou associations, seniors d’EHPAD, MJC ou centre de loisirs, voire du personnel de mairie ; 

- les visiteurs des Journées du Patrimoine, de la Nuit des musées ; 

- les jeunes du Service Civique ou ceux participant à d’autres réunions. 

  A cette occasion, Jean-Marie FOSSE tient à attirer, de nouveau, l’attention du Conseil départemental sur la nécessité de l’inscription du musée de l’école sur les sites du Conseil départemental. Ce dispositif permettrait  aux  écoles de village qui ne cotisent pas au SIST, de bénéficier d’un transport gratuit. En effet, en 2018, 4 villages appartenant à l’Agglo mais pas au SIST, et 17 villages hors agglo n’ont pas bénéficié de la dite gratuité. 

 

Jean-Marie FOSSE renouvelle ses remerciements aux animateurs dont l’activité ne se réduit pas au seul accueil des visiteurs et à l’animation des groupes. 

Il rappelle à ce propos,  que l’équipe a été aussi très présente pour le Centre documentaire : tri, enregistrement, rangement des documents et des appareils offerts par des particuliers. Il souligne, non sans une grande fierté, que ce patrimoine ne cesse de s’enrichir jour après jour.
 

Concernant le déménagement de l’ancien musée  et l’aménagement prévu au collège Pons, Jean-Marie FOSSE s'appuie sur de nombreuses photos pour expliquer les conditions du départ précipité  du 3 rue Côte-St- Sauveur, tout en soulignant la bonne gestion du déménagement. 

Il précise que le matériel est aujourd’hui entreposé dans un dépôt sécurisé du Conseil Départemental qui a parfaitement assuré les navettes entre les 2 lieux .

Le nouveau musée se situera donc au Collège Pons, juste derrière le stade Aimé Giral, dans des bâtiments qui accueillent aujourd’hui l’infirmerie et un atelier. Ces locaux devront d’abord être transférés dans d’autres bâtiments avant que les travaux d’aménagement du Musée puissent commencer.

Le Musée sera indépendant du Collège et sécurisé. Les bus pourront facilement déposer les classes sur un emplacement qui leur sera réservé près de l’entrée. De même, est prévu un parking destiné aux véhicules des animateurs et des visiteurs.

Durant  l’été,  un  travail de réflexion a été mené  avec les services du Conseil départemental sur l’aménagement de ces locaux. 

Dans l’attente de la réouverture du musée,  la principale du collège PONS a bien voulu mettre à notre disposition une salle de classe pouvant accueillir l’ensemble de nos réunions. 

Comme suite aux   travaux de l’Université d’été,  il est convenu de travailler principalement dans 2 directions : 

- Tous les vendredis après-midi, à partir du 9 novembre, les DDEN seront accueillis à l’école primaire de PONTEILLA  pour la remise en état  d'un certain nombre de machines audio-visuelles : passe-vues, tourne-disques, gramophones, projecteurs diapos, projecteurs super 8 et 16 m/m, imprimantes à stencils alcool, le tout étant susceptible d’être exposé dans le nouveau musée. 

Dans cette perspective, Jean-Marie FOSSE envisage également d’organiser des réunions avec pour double objectif de :

- faire renaître, le moment venu,  une salle de classe et aménager le musée ainsi qu’un centre documentaire ;

- faire coïncider les 10 ans du musée de l’école avec son inauguration dans ses nouveaux atours.

Roger MORET, vice-président, dresse, quant à lui, le bilan annuel de l’ADATEP, bilan très positif puisque près de 4000 élèves ont été concernés. En dépit de ces bons résultats, Roger MORET déplore, toutefois, le manque de civisme des enfants dans les cars scolaires et la carence d’informations dont disposent les enseignants en cas de problème au cours d'un transport.

Présenté par Claude PÉNOT, le rapport qui s'ensuit concerne la restauration scolaire.  Les expériences qu'il a développées  au sein des cantines scolaires étayent un bilan  positif aussi bien dans la quantité que dans la qualité des repas distribués. Claude PÉNOT souligne par ailleurs la bonne collaboration avec les institutions dont le Conseil Départemental à l’initiative de la construction d’un nouvel établissement de préparation  à Millas. En conclusion, Claude PÉNOT invite  d’autres DDEN à s’impliquer dans cette activité d’importance pour le bien-être des élèves. 

Madame SADOURNY, conseillère départementale,  tient tout d'abord à souligner l’engagement fort du Conseil Départemental en matière de développement du territoire et des infrastructures notamment concernant les collèges. Madame SADOURNY ajoute que la collectivité territoriale est présente auprès des jeunes et des DDEN dans tous les domaines  de l’éducation ainsi que sur les politiques culturelles et sportives. 

S’agissant du musée de l’école et des conditions du déménagement, Madame SADOURNY confirme l’engagement du Conseil départemental à le reconstruire dans les délais et conditions prévus. 

Pour ce qui est de la restauration scolaire, Madame SADOURNY remercie Claude PÉNOT et son équipe pour la qualité de leurs interventions et la ferveur  de leur engagement à faire avancer les dossiers sur lesquels ils sont consultés. Dans ce cadre, Madame SADOURNY propose de réfléchir collectivement à l’organisation d’une visite et d’un  déjeuner  au sein de la cuisine collective de Millas. 

Sensible  à l’intervention de Roger AGUILLO relative aux distinctions à décerner aux délégués départementaux de l’Éducation Nationale à l’origine de la création du musée de l’école, Carmen ESCLOPÉ indique que les honneurs seront rendus à Emilienne CHAGNON, à la faveur  de l’inauguration du nouveau musée. 

3. Le fonctionnement de l’association.  

La présidente remercie tous les intervenants et ouvre la troisième partie de l’Assemblée générale, relative au fonctionnement de l’association et notamment l’élection d’un nouveau Conseil d’administration.

Comme le prévoient les statuts, 5 postes sont à renouveler : Joseph PASTOR, Robert PIQUET, Christiane MAILLOL, Carmen ESCLOPE, Dany LAURENT.

Deux autres postes sont à pourvoir : celui d’Hélène SARRAOUY décédée, et celui de Pascal FARINES, démissionnaire.

Après avoir présenté individuellement leur profil, les candidatures des DDEN  au nouveau Conseil d’administration sont soumises  au vote de l’assemblée générale qui les valide à l’unanimité. 

Les membres du Conseil d’administration élus sont donc (par ordre alphabétique) :

Pierre BARCELO, Marie-France BOUSSU, Carmen ESCLOPÉ, Luce FARGEOT, Jean-Marie FOSSE, Michel HUGÉ, Dany LAURENT, Bernard LARESCHE, Christiane MAILLOL, Henri MONTÈS, Alain MONTI, Roger MORET, Michèle NAVAS, Claude PÉNOT, José SOLER 

Un premier Conseil d’administration s'est tenu avant  le repas, pour élire le Bureau. (Voir dans la rubrique "Pages")

 

                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par Les DDEN 66

L’univers de l’enfant, et l’École en particulier, ne peuvent échapper à une approche laïque de ses Droits. Les Droits de l’enfant doivent favoriser son accès à l’autonomie et l’exercice responsable de sa liberté.

La liberté de l’Homme se construit pas à pas dès l’enfance. Seule l’École laïque répond à ces cette exigences. « Au nom de l’intérêt de l’enfant », les DDEN proclament dans leur résolution générale :

L’École publique a l’obligation d’accueillir tous les jeunes, au-delà de l’origine des familles, des inégalités sociales et des convictions particulières des uns et des autres. Elle doit répondre à l’exigence de laïcité du vivre ensemble des élèves, citoyens en devenir. ... Dans leur fonction associative, les DDEN, dévoués au service public d’éducation avec pour seule préoccupation l’intérêt de l’enfant, soutiennent les actions en faveur de l’École publique qui œuvre à l’épanouissement des enfants et tout à la fois, fait vivre l’idéal laïque de notre République. »

La Journée internationale des Droits de l’enfant du 20 novembre constitue un moment fort pour la Convention internationale des Droits de l’enfant.

Ceux-ci sont porteurs des valeurs de la République. Le droit français ne distingue pas les enfants selon leur nationalité. Un enfant mineur, français ou étranger, est d’abord un enfant. Seul, non accompagné, c’est un enfant en grand danger. Tout enfant a droit à l’éducation, à une bonne santé et à vivre dans des conditions décentes.

Dans l’article "Mes raisons", en 1901, Jean Jaurès définit ce droit à une éducation laïque :

« La démocratie a le devoir d’éduquer l’enfance ; et l’enfance a le droit d’être éduquée selon les principes mêmes qui assureront plus tard la liberté de l’homme. Il n’appartient à personne, ou particulier, ou famille, ou congrégation, de s’interposer entre ce devoir de la nation et ce droit de l’enfant. Comment l’enfant pourra-t-il être préparé à exercer sans crainte les droits que la démocratie laïque reconnaît à l’homme si lui-même n’a pas été admis à exercer sous forme laïque le droit essentiel que lui reconnaît la loi, le droit à l’éducation ?

Comment plus tard prendra-t-il au sérieux la distinction nécessaire entre l’ordre religieux qui ne relève que de la conscience individuelle, et l’ordre social et légal qui est essentiellement laïque, si lui-même, dans l’exercice du premier droit qui lui est reconnu et dans l’accomplissement du premier devoir qui lui est imposé par la loi, il est livré à une entreprise confessionnelle, trompé par la confusion de l’ordre religieux et de l’ordre légal ? »
 

L’enfant ne peut défendre seul ses Droits. Peut-il décider librement ? C’est la société des adultes qui décide ce que sont ses Droits. Cela implique des devoirs de l’adulte à l’égard de l’enfant. Devoirs au premier rang desquels s’impose une éducation profondément imprégnée des principes de laïcité. Le principe de laïcité impose de respecter la liberté de conscience de chacune et de chacun. Le fonctionnement du service public est soumis à une exigence d’égalité et d’impartialité. Aucune différence ne doit être faite entre les usagers en raison de leurs opinions et convictions religieuses, politiques ou philosophiques. La liberté de conscience faite loi, promulguée le 9 décembre 1905 n'est pas un contrat, ou un pacte conclu avec des Églises. Elle est un acte unilatéral de la puissance publique assurant l’égalité des citoyens au regard de leurs convictions.

L’État et les collectivités publiques ne méconnaissent pas les religions, mais ne peuvent reconnaître institutionnellement aucune Église. Cette séparation constitutionnelle est, aujourd’hui, l’enjeu majeur de la Laïcité construite contre le Concordat que certains des responsables institutionnels sont tentés de réactiver. En aucun cas, la laïcité n’est pas une contre-religion, mais simplement un cadre juridique. Par un remariage des Églises et de l’État, dans une démarche interreligieuse, voire inter-convictionnelle, ne détruisons pas cet acquis de la séparation institutionnelle essentielle pour la République et ses citoyens.

Le principe de laïcité est la condition de l’accès de l’enfant à la liberté, à la responsabilité et à l’esprit critique. Pas à pas aidons-les à « se construire citoyens » car nos « enfants ... sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même, ... Ils ont leurs propres pensées... ne tentez pas de les faire comme vous. 

Eddy Khaldi, 2 novembre 2018.
1 Khalil Gibran dans « Libres enfants de Summerhill ».

 

Former les esprits sans les conformer,
Les enrichir sans les endoctriner,
Les aimer sans les enrôler,
Leur communiquer une force dont ils puissent faire leur force,

Les séduire par le vrai, pour les amener à leur propre vérité,
Et leur donner le meilleur de soi, sans attendre cette reconnaissance qu’est la ressemblance.

Jean Rostand

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